![]() |
L'estomac fabrique des sucs gastriques très acides pour faciliter la digestion. Parfois, une petite partie du contenu de l'estomac remonte dans l'œsophage qui est "brûlé" par l'acidité. L'inflammation de l'œsophage donne une sensation de brûlure et d'irritation. Ce reflux est dû à un mauvais fonctionnement du sphincter œsophagien inférieur, un petit muscle qui se ressert après le passage des aliments. |
Les causes et facteurs de risque des reflux gastrique
Revenons à ce sphincter qui fait des siennes. Son fonctionnement normal doit être un relâchement lorsque les aliments arrivent et une contraction permanente en dehors des repas. Dans le cas du reflux gastrique, il va s'ouvrir et laisser le liquide gastrique remonté dans l'œsophage. Contrairement à l'estomac, l'œsophage est sensible à l'acidité, il va s'irriter et entrainer des sensations de brûlures. Le reflux intervient après les repas et en position couchée. A noter que chez le nourrisson, le reflux est dû à l'immaturité du sphincter.
Les brûlures d'estomac touche environ 1 personne sur 5. Les personnes âgées, en surpoids ou souffrant d'une hernie hiatale sont plus sujettes aux reflux. Les femmes enceintes sont aussi plus à risque, le fœtus poussant l'estomac. Enfin les fumeurs sont aussi concernés par l'augmentation du risque.
Les symptômes des reflux gastrique
- Le principal symptôme est la brûlure jusqu'au sternum après les repas et en position allongée.
- Des régurgitations jusque dans la bouche peuvent donner un mauvais gout acide/amer.
- Une mauvaise haleine persistante.
- Des nausées voir des vomissements.
- Une toux persistante, une voix enrouée ou encore un mal de gorge chronique.
- Parfois un asthme non allergique peut survenir notamment la nuit.
- Si d'autres symptômes apparaissent comme des douleurs pour manger, une perte de poids, des vomissements récurrents, une consultation s'impose.
Les traitements chimiques
Les traitements médicamenteux sont nombreux, efficaces à court terme mais ils ne traitent pas la maladie. On retrouve la classe des anti-acides, des antagonistes H2 et des IPP. Ils peuvent cependant poser des problèmes s'ils sont pris à long terme: fractures dues à une baisse de l'absorption du calcium, anémie car carence en vit. B12 et fer, infection digestive, carence en magnésium, insuffisance rénale chronique, cancer de l'estomac?
Dans tous les cas, un arrêt brutal du traitement n'est pas conseillé car il y a un effet de rebond (acidité très importante pendant environ 15 jours après le sevrage). Il faut donc diminuer progressivement le traitement lorsqu'il est quotidien.
Les plantes médicinales à votre secoursUn reflux gastrique sans complication peut tout à fait être pris en charge par les plantes médicinales. On retrouve par exemple le Réglisse qui va augmenter la synthèse de mucus protecteur de la muqueuse gastrique, c'est un anti-ulcéreux majeur qui détruit Helicobacter Pylori. Toutes les plantes à pectines et mucilages (Mauve et Guimauve par exemple) seront efficaces vont diminuer l'acidité gastrique et protéger l'estomac. Les plantes digestives permettront un bon travail de l'estomac et une vidange gastrique plus rapide. Nos solutions naturelles contre les reflux gastrique
Il existe d'autres plantes et préparations, n'hésitez pas à nous demander un traitement personnalisé en fonction de vos propres symptômes. |
![]() |
Nos conseils :
-
Ne pas fumer
-
Un excès de poids augmente le risque de reflux.
-
Certains aliments pourraient augmenter les brûlures d'estomac notamment le café, le chocolat, les aliments gras ou épicés, les boissons gazeuses, les agrumes (et leurs jus), les tomates, le lait et les oignons. Les repas copieux sont à éviter tout comme l'alcool. Éviter la Menthe qui pourrait agir sur le relâchement du sphincter.
-
Bien mastiquer
-
Ne pas s'allonger juste après manger.
-
Les vêtements trop serrés au niveau du ventre augmente le risque d'ouverture du sphincter.
-
Surélever le haut du corps dans le lit évite les reflux nocturnes.
- Le stress augmente le reflux donc zen!
- Attention à l'Aspirine, aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ibuprofène), aux antibiotiques et aux traitements contre l'ostéoporose qui peuvent augmenter les symptômes.