Les chiffres :


De nombreuses études montrent une augmentation du nombre de personnes allergiques (toutes allergies confondues). En France, il y a environ 20 à 30% des adultes qui souffrent d'au moins une allergie. Les allergies respiratoires (asthme) sont les plus fréquentes avec plus de 30% et une multiplication par 10 depuis 40 ans. Les allergies alimentaires touchent désormais 4% des adultes mais 8% des enfants ! Pour ce qui est des allergies chimiques (médicaments, produits ménagers...) difficile de donner des chiffres précis mais on pense qu'environ 10% des enfants ont des dermatites atopiques et qu'au moins 1 adulte sur 5 a déjà fait une poussée d'urticaire.


Constatation :

Le nombre de cas augmente c'est une évidence. Les dermatologues voyaient 1 ou 2 cas par mois il y a 30 ans, ils ont maintenant un cas par jour. Ce qui inquiète, c'est le nombre d'enfants touchés par les rhumes des foies et les eczémas qui explose. L'asthme semble ne pas augmenter et être bien pris en charge.Type de symptôme allergique en fonction de l'âge

L'hypothèse hygiéniste :

Lancé en 1989, cette théorie suppose qu'une exposition à des virus et des bactéries chez le bébé permettrait une maturation saine du système immunitaire qui alors serait moins enclin à la réaction allergique. Il semblerait qu'un enfant qui fait plusieurs rhumes par an est moins allergique qu'un enfant qui n'est pas exposé au virus et qui ne tombe pas malade.
Prenons un globule blanc, il a pour but de repérer les germes pathogènes et de déclencher la réaction immunitaire pour les détruire. Avec les antibiotiques, les vaccins, les familles moins nombreuses (et donc moins exposées aux agents pathogènes) et nos lieux de vie toujours plus aseptisés, notre pauvre globule blanc n'a plus grand chose à faire. Alors il s'occupe comme il peut et il réagit à des allergènes qui pourtant ne représentent aucun risque pour l'organisme. Si cette théorie n'est pas unanimement admise, elle est celle qui a le plus de suffrages dans la communauté scientifique.


La pollution et le réchauffement climatique :

Ce qui semble admis, c'est que les allergies sont plus nombreuses en ville qu'en campagne. En cause notamment la pollution atmosphérique et en particulier la pollution aux particules fines. Si ces molécules ne sont pas allergènes en elles mêmes, elles jouent le rôle de vecteurs et facilitent la pénétration des allergènes comme les pollens en plus grands nombres et plus profondément dans l'appareil respiratoire. Difficile d'extrapoler mais la pollution atmosphérique pourrait augmenter la sensibilité aux allergènes alimentaires. Le réchauffement climatique augmente la pollution et va favoriser l'augmentation des pollens, l'augmentation des périodes de dissémination et l'agressivité des pollens.


Les pollutions intérieures

La pollution intérieure: pensez à bien acheter et bien aérerBien que cela puisse vous surprendre, on retrouve plus de polluant dans son intérieur que dans l'air extérieur (même dans les grandes villes). Dans l'habitat, il y a 2 types d'allergènes : les allergènes chimiques (les peintures, les meubles qui ont des produits anti départ de feux, les produits ménagers, les bougies et encens...) et les allergènes biologiques (acariens, poils d'animaux, humidité...) . Les maisons étant mieux isolées et donc plus étanches, il y a moins d'aérations naturelles. Il est donc important de bien aérer chaque pièce de la maison au moins 10min par jour, de supprimer toutes traces d'humidités, de bien passer l'aspirateur avec des filtres anti-allergènes, de nettoyer les draps et housses et enfin de changer de literie au moins tous les 10ans.


Prévenir les allergies


Prévenir les allergies avant d'être allergique ça se passe chez le nourrisson et même chez la femme enceinte. La meilleure prévention reste le lait maternel jusqu'à 6 mois et idéalement jusqu'à 1an. Respecter le calendrier d'introduction des aliments et le faire de manière progressive. La femme enceinte devrait faire attention à ne pas trop consommer d'allergènes comme les œufs, les arachides, le lait, les fruits de mer... Quelques recherches prouvent que la prise de probiotiques durant la grossesse diminue le risque d'allergie du bébé.
Lorsque l'on est allergique, on veillera à avoir une flore digestive saine toujours avec des probiotiques et une digestion efficace. Le tabagisme fragilise les muqueuses nasales et augmente le risque d'allergies respiratoires.
N'hésitez pas à consulter notre article sur les allergies qui revient sur nos solutions naturelles. histoire de pollen pour diminuer la réaction allergique